INTRODUCTION DU TRADUCTEUR DU TEXTE ITALIEN: GiovanniGalleggianti.

 

Historien, philosophe et réaliste, j’ai lu ce livre en trois jours et je n’y ai rien compris. Ensuite, je pris la décision de  lire cette œuvre doucement, en beaucoup plus de temps ; non en trois jours, mais en trois mois. Page par page. Cette deuxième lecture pendant 90 jours, lente, homéopathique et calme, me permît, enfin, de comprendre un livre, les intentions, les définitions et la pensée de l’auteur. Et aussi   le titre du livre, qui est déjà, à lui seul,  un titre de réflexion. Il s’agit en vérité non un livre à lire en trois jours, mais un livre à lire et à méditer chaque jour, pendant trois mois.

J’ai rencontré l’auteur de ce livre français, sur Facebook, sans le connaitre personnellement. Son prénom et son nom sicilien, Salvatore Palermo, m’ encourageait à mieux le connaitre par correspondance Facebook au travers de choses communes qui nous liaient et d’autres moins: les racines de notre terre de naissance, une commune famille pauvre, l’inexistence de moyens économiques et sociaux pour nous permettre de poursuivre nos études  et le même destin pauvre et gris, celui de l’inconnu en terre étrangère, l’immigré.

Tous deux possédions un bagage d’école limité à cinq ans d’études à l’Ecole Primaire, ainsi qu'une Maitrise obtenue dans la plus importante de toutes les universités, celle de l’Existence, de la Souffrance et de l’Expérience de tous les jours.

Ceci pour ce qui concernait la partie existentielle de notre adolescence.

Pour ce qui regarde les résultats théoriques, culturels et littéraires, Salvatore Palermo et moi-même, nous avons suivi deux rives différentes du Fleuve Existence: Lui d’un côté et moi à l’opposé. Sans ponts de communication, mais toujours en avant. Lui avec une Pensée théorique, ésotérique et psychanalytique (les Textes religieux, Freud, Dolto, Lacan), et moi avec une Pensée opposée à la sienne: celle d’un réalisme pur et cru et celle d’une analyse très critique et très scientifique. (Machiavel, Voltaire, Bertrand Russell).  

Lire son livre a été au début pour moi, réaliste, une souffrance. Mais après je me suis surpris à l’aimer, à m’intéresser à ses réflexions, à ses théories, pour enfin répondre positivement à sa demande d’être le traducteur italien bénévole  de son livre français. Pour le traduire il me fallait toutefois le comprendre ; c’est-à-dire passer de l’autre côté du fleuve, et marcher ensemble avec lui sur la même rive. Comment ? En prenant mon temps, en méditant ses phrases, en essayant d’oublier pendant cette marche le réalisme analytique et critique de l’autre rive. A tel point que je me suis découvert une tendance à abandonner mes travaux personnels pour me dédier corps et âme à la traduction de cet ouvrage. La réalité est toute simple : dans notre parcours sur des rives différentes, nous voyons des panoramas distinctes. Lui la montagne et moi la mer. Ou le contraire, si vous voulez. Mais ce n’est pas pour autant que ces paysages si différents qu’il soient, ne possédaient pas leur charme particulier, leur beauté, leur richesse et leur importance.

Pour pouvoir traduire ce livre, j’ai dû le lire au moins une bonne douzaine de fois, toujours avec un immense désir de me remettre au travail de traduction, plongeant pour cela dans la profondeur du style ésotérique, religieux, psychanalytique et spirituel, le comprendre et ainsi reconnaitre sa pensée qu’est celle du style  théorique de la connaissance de la Vie, de Dieu et du Monde, que Salvatore Palermo propose au lecteur tout le long de ses 130 pages.  
“L’être humain, écrit Salvatore Palermo, conçoit selon son esprit. Lequel peut manifester ses conséquences et ses limites. Il peut ainsi croire d'avoir raison. Néanmoins, le temps poursuivant son chemin, et selon l'évolution de la connaissance, pourra, peut-être, reconnaitre d'avoir tort."

Bonne lecture.

 

Giovanni Galleggianti,  écrivain, traducteur bénévole de ce livre en italien.